Histoire de la marque Armin Strom

Armin Strom AG a ses racines à Berthoud, ou Burgdorf en allemand, une bourgade pittoresque au nordouest de Berne. L’histoire de la manufacture horlogère doit commencer par l’évocation du fondateur auquel elle doit son nom, Armin Strom. Après une formation dans l’horlogerie et des premières expériences commerciales indépendantes à Lotzwil et St.-Moritz, le jeune homme qu’il était alors décida en 1967 d’ouvrir son propre magasin dans la vieille ville de Berthoud. En plus de la vente et de la restauration de montres, il s’attela rapidement à ses propres créations dans l’arrière-boutique. Une montre de poche en or, avec un cadran en lapis-lazuli poli et gravé à la main, constitua son premier chefd’oeuvre. Une grande habileté artisanale, ainsi qu’un incroyable amour du détail, eurent tôt fait de révéler son futur domaine de spécialisation au talentueux horloger : l’art du squelettage.

Son idée d’alors – ajourer tous les éléments des pièces d’un mouvement sans rôle actif dans son fonctionnement – caractérise aujourd’hui encore l’aspect des montres Armin Strom. Il se mit alors à graver et décorer minutieusement les éléments restants avant de les loger dans un précieux boîtier. Les créations d’Armin Strom qui, jusque-là, n’étaient exposées que dans son magasin furent présentées pour la première fois en 1984 au prestigieux Salon international de l’horlogerie et de la bijouterie de Bâle.

Dès lors, l’essor fut rapide : les médias se sont intéressés à ces gardetemps incomparables et des clients du monde entier commencèrent eux aussi à convoiter les chefs-d’œuvre squelettés à la main de l’horloger de Berthoud. Au milieu des années 1980, la Collection Armin Strom comptait déjà vingt pièces, que le maître adaptait ou agrémentait toujours volontiers des souhaits individuels de ses clients.

Encouragé par le succès des modèles pour hommes, Armin Strom décida de franchir un nouveau pas en fabriquant une première montre-bracelet pour femme. Son idée de réaliser une montre aussi petite et ajourée que possible lui valut une inscription au Guinness des records comme plus petite montre squelettée à la main du monde.

Dans les années 1990, sa solide réputation et une reconnaissance internationale valurent à Armin Strom d’obtenir de grosses commandes de manufactures horlogères renommées, qui furent suivies de plusieurs séries de montres squelettées à la main. Parallèlement, une demande croissante du monde entier assurait l’essor de sa propre marque.

En 2006, l’entreprise fut transformée en société anonyme Armin Strom SA et s’installa, en 2009, dans une grande manufacture entièrement transformée à cet effet à Bienne, la capitale horlogère. Dans la même année, la manufacture présenta son premier premier mouvement «maison», l’ARM09.

Depuis fin septembre 2011, l’entrepreneur à succès et patron de la société Armin Strom AG est partie en retraite, un repos amplement mérité. Le légendaire maître horloger a fêté son 73e anniversaire la même année. Il était donc temps pour l’homme de se retirer de la vie trépidante des affaires et de se consacrer, au calme, à sa famille et à ses autres passions en dehors de la manufacture. La société Armin Strom AG remercie son fondateur et elle est fière de transmettre le nom et les valeurs du visionnaire en tant qu’entreprise. Dans le même temps, elle se réjouit de pouvoir accueillir le parrain de l’entreprise, au cours de manifestations et d’évènements futurs, en qualité de représentant de la marque Armin Strom.

Le premier calibre ARM09 a rapidement été succédé par d’autres calibres manufacture et en novembre 2012 Armin Strom SA a pu présenter son calibre Tourbillon ATC11 avec une édition très limité de 4 modèles, le Coffret Tourbillon. Armin Strom SA, qui occupe aujourd’hui 19 personnes, peut se retourner fièrement sur une tradition horlogère qui aura bientôt un demi-siècle.